Exproprions les immeubles abandonnés!

Hier, des membres de la campagne Nos quartiers ne sont pas à vendre d’Alternative socialiste ont posé des bannières dans le Sud-Ouest de Montréal. La campagne réclame que la ville de Montréal exproprie immédiatement les immeubles vides et abandonnés afin de fournir du logement abordable aux familles mal logées.

Des dizaines d’immeubles à étages, d’usines, d’édifices publics, d’églises, de centres communautaires ou encore d’écoles abandonnés défigurent le Sud-Ouest de Montréal depuis parfois plus de 30 ans. Près de 70% des ménages du Sud-Ouest sont locataires. Un quart des familles y sont monoparentales, et c’est près de la moitié pour Pointe-Saint-Charles. Pourtant, l’arrondissement a autorisé la construction de milliers de condos de luxe depuis les dernières années. Ce développement a été le moteur des hausses de loyer les plus élevées de toute l’île de Montréal. De plus, des centaines d’évictions frauduleuses et l’hôtellerie illégale rendent l’accès au logement toujours plus difficile pour les familles de travailleurs et de travailleuses.

Près de 200 familles sont toujours sans logis à Montréal depuis le 1er juillet. La plupart de ces ménages sont logés temporairement dans des chambres d’hôtel. Comme cela a été le cas avec les personnes itinérantes cet hiver, l’administration municipale ne fait que pelleter le problème par en avant en logeant temporairement la plupart de ces ménages dans des chambres d’hôtel. Toutes ces personnes ont besoin de logements décents, accessibles et sous les prix du marché, immédiatement. La conversion et la rénovation immédiate de toutes les infrastructures immobilières vides, laissées à l’abandon ou négligées par leurs propriétaires représentent une solution pour ces personnes.

La campagne Pas à vendre demande que tous ces immeubles abandonnés soient expropriés par la municipalité afin d’être rénovés et convertis en logements 100% publics, abordables et écoénergétiques. Nous ne pouvons pas compter sur le privé pour assurer le droit au logement. Malgré une situation immobilière plus lucrative que jamais, la gestion du libre marché nous a précipités dans la pire crise du logement des 40 dernières années.

Un conseil municipal au service de la majorité des gens doit mener une bataille qui s’appuie sur la force d’un mouvement démocratique vivant dans tous les quartiers pour réaliser:

  • L’expropriation des terrains vacants, des immeubles abandonnés et de ceux gardés insalubres par des propriétaires négligents;
  • La conversion de ces immeubles et la construction de nouveaux logements 100% publics, abordables et écoénergétiques, financées en taxant notamment les banques, les géants du web et les grandes compagnies de distribution;
  • L’interdiction de la spéculation immobilière sous toutes ses formes.
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