Comité d'accueil des candidatures à la mairie de Verdun

Non aux gentrificateurs à la mairie de Verdun!

Suite à l’appel des socialistes de l’équipe de Rosalie Bélanger-Rioux, des dizaines de citoyens et citoyennes ont formé un «comité d’accueil» lors d’un débat des personnes candidates à la mairie de Verdun. Les militants et militantes ont dénoncé les pratiques de gentrification promues par les partis politiques en lice.

Le 19 octobre a eu lieu à Verdun une assemblée publique organisée par plusieurs groupes communautaires. Le but de l’assemblée était de permettre aux citoyennes et citoyens de Verdun de mieux connaître les candidatures au poste de maire ou de mairesse dans l’arrondissement. Alternative socialiste y était dans le cadre de sa campagne Nos quartiers ne sont pas à vendre, ainsi qu’en soutien à la candidate socialiste indépendante, Rosalie Bélanger-Rioux.

Cette dernière, candidate au poste de conseillère d’arrondissement dans le district Desmarchais-Crawford, a appelé à former un «comité d’accueil» afin de clairement dire aux personnes candidates que la population s’attend à de réelles solutions pour sortir de la crise du logement. Des pancartes «Spéculateurs immobiliers: un aller simple hors du quartier!» ont été brandies. Des chants tels que «Pas d’courtiers dans nos quartiers!» ou «Exproprier, pour loger!» ont été scandés. Évidemment, aucune personne candidate au poste de maire ou de mairesse ne s’est arrêtée pour parler à la petite foule.

Durant l’assemblée, les personnes candidates aux postes de conseillers et conseillères ont eu une minute pour se présenter. Durant son temps, Rosalie a souligné qu’il est dérangeant de penser qu’un candidat à la mairie, Antoine Richard, soit un courtier immobilier qui a fait plus de 470 000$ de profits en faisant des flips immobiliers à Verdun. Et cela, en pleine crise du logement! Le citoyen Pierre Gauthier a lui aussi soulevé le fait que les gens de Verdun ne peuvent avoir confiance en l’équipe de Ensemble Montréal – dont Richard et Jean Airoldi (un autre courtier immobilier) font partie – du moins en ce qui a trait au logement et à l’éthique.

 

Business as usual

Qu’est-ce que M. Richard a à dire sur la manière d’endiguer la crise du logement? «Il faut augmenter l’offre pour faire baisser les prix», a-t-il déclaré. Bref, continuer de laisser faire les acteurs du privé, dont lui-même! En fait, les loyers augmentent à cause du marché privé, de la spéculation et de la financiarisation de l’économie. Le logement décent devrait être un service public offert par nos gouvernements, comme la santé ou l’éducation. C’est ce que plusieurs personnes présentes dans la salle pensaient, dont Claude Talbot. Il a rappelé que 23 000 ménages sont sur une liste d’attente pour obtenir un logement à prix modique seulement à Montréal!

Quant à Projet Montréal, sa candidate à la mairie de Verdun, Marie-Andrée Mauger, s’est complue en mentionnant l’adoption du règlement pour une métropole mixte qui promet la construction de logements sociaux et abordables. Or, ce règlement aisément contourné par les spéculateurs et ses logements «abordables» bénéficient aux plus nantis! Mauger a aussi parlé de sa vision urbanistique du secteur Dupuis-Hickson, vision pourtant dépourvue de cibles minimales en nombre de logements sociaux.

Pour son mot de la fin, M. Richard a souligné les difficultés de la «classe moyenne» à se loger. Une reconnaissance hypocrite d’une situation qu’il n’aura pas le courage de régler. Un arrêt des rénovictions, un contrôle des loyers obligatoire, une expropriation des logements vides et insalubres – voilà des solutions qui bénéficieront à tout le monde! Comment y arriver? La candidate socialiste Rosalie Bélanger-Rioux l’a dit elle-même: «Heureusement, nous, on a une force: la force du nombre! La seule manière de renverser la vapeur est de s’organiser et de se mobiliser.»

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