La montée du fascisme d’hier à aujourd’hui

Une discussion sur la nature du fascisme est importante à tenir dans le contexte actuel. Elle permet de comprendre et d’éclaircir les comparaisons que plusieurs font à gauche entre le capitalisme américain actuel et les régimes fascistes des années 1920 et 1930.

L’attaque contre le Capitol aux États-Unis en janvier 2021 a été comparée à la marche de Benito Mussolini et des fascistes italiens sur Rome dans les années 20. Cette comparaison ne tient pas la route. L’attaque contre le Capitol est davantage comparable aux premières manifestations du mouvement fasciste français en 1934. À ce moment, plusieurs milliers de personnes ont tenté de pénétrer l’enceinte du parlement français. En revanche, la marche pour le pouvoir à Rome en 1922 a été appuyée par les grosses entreprises italiennes. 

Pourquoi le fascisme en Italie?

La marche de Mussolini et des fascistes en octobre 1922 était l’aboutissement de l’action de milliers de travailleurs et de travailleuses qui subissaient les répercussions de la lutte de classe. Ces personnes ont été poussées dans un mouvement de masse pour prendre le contrôle du pouvoir. Il y avait un potentiel révolutionnaire au début des années 20 en Italie en raison de différents éléments qui alimentaient la colère populaire. Il y avait un sentiment que les choses devaient progresser pour le mieux après la Première Guerre mondiale. Cette guerre avait eu de lourdes répercussions sociales et économiques sur la population. Elle était déjà plongée dans la misère avant la guerre. De nombreuses personnes ont alors émigré vers le nord de l’Europe ou vers les États-Unis. 

La guerre n’a fait qu’exacerber cet état de misère et a eu des impacts sur la conscience populaire de la classe ouvrière. La première conséquence a été un mouvement de grève en 1919. Il s’est répandu dans toute l’Europe à cette époque. Il y a eu la Révolution allemande (1918-1923), la Révolution russe (1917) et des mouvements de masse demandant d’avoir de meilleures conditions de vie et plus de contrôle sur la société. Mais la classe ouvrière ne savait pas encore tout à fait comment s’y prendre. Il y avait des manifestations dans certaines usines pour protester contre l’augmentation des prix des biens de consommation. Il y avait un potentiel intéressant qui aurait pu émerger si les leaders syndicaux et ceux des partis socialistes avaient organisé le mouvement ouvrier pour renverser le système capitaliste. La classe ouvrière aurait ainsi pu évoluer encore plus loin. Mais ces leaders ont été pris de cours et ont plutôt appelé à rester calme et à ne pas dépasser les limites légales acceptables par l’establishment capitaliste. 

La montée de la colère populaire

De larges territoires étaient occupés par les fermiers dans les régions rurales. Il s’agissait principalement de soldats qui retournaient dans leur village avec l’espoir d’une vie meilleure là où ils pouvaient devenir des propriétaires terriens. Mais il n’en a pas été ainsi. Ces personnes se sont révoltées et ont occupé les terres. Le mouvement ouvrier s’est développé de 1919 à 1920 avec l’occupation d’usines, surtout dans le secteur de la métallurgie. Ces occupations ont donné lieu à des scènes incroyables. Des comités se sont organisés pour contrôler la production selon leurs termes. Ils ont établi des dortoirs et des cuisines sur place. Ils ont monté des équipes de sécurité pour protéger et défendre les usines contre la police, l’armée et les milices de factions de droite qui étaient violentes, armées et composées d’anciens soldats habitués à négocier avec la force.

Le Parti socialiste italien (PSI), tiraillé entre une frange de gauche et une frange de droite, s’est soldé par une scission en 1921 qui a laissé le contrôle entre les mains de la droite. La gauche a créé le Parti communiste d’Italie (PCI). Ce dernier a continué à supporter le mouvement ouvrier, à combattre et à poursuivre le mouvement de grève et d’occupation. Comme la frange de droite avait pris le gros du contrôle du Parti socialiste, sa position était de calmer les ardeurs des travailleurs et travailleuses et de respecter les lois en place. Les leaders syndicaux ont signé une entente pour une hausse de salaire limitée, qui était loin d’être l’enjeu principal du mouvement de protestation. À cet égard, Mussolini en a profité pour exprimer une analyse juste de la situation, à l’effet que la classe ouvrière avait un potentiel révolutionnaire, mais qu’il n’a pas profité de la situation pour aller jusqu’au bout de son action. 

Comment le fascisme a-t-il triomphé?

Lorsque le mouvement ouvrier ne tire pas avantage d’une situation révolutionnaire, d’autres forces en jeu vont le prendre. Voilà le rôle que les fascistes ont joué en Italie en 1920. Alors que les fascistes n’étaient qu’un groupuscule en 1919, le mouvement fasciste a rapidement pris de l’ampleur en 1920. Il a accumulé des centaines de milliers de membres jusqu’en 1922.  Le patronat s’est organisé pour tuer dans l’œuf le mouvement ouvrier, parce qu’il avait une milice fasciste qui pouvait physiquement s’attaquer aux ouvriers. Il avait un potentiel militaire à sa disposition. Mais les fascistes seuls n’étaient pas en nombre suffisant pour renverser le mouvement ouvrier. 

La démoralisation et l’échec de l’occupation continue des usines – ni appuyées ni organisées par des leaders syndicaux ou politiques – a aussi contribué à défaire le mouvement ouvrier. Cela a donné encore plus d’aplomb au mouvement fasciste. Une fois la confiance ébranlée, il était possible de prendre le dessus sur le mouvement ouvrier. L’autre élément important, c’est que le patronat a largement financé le mouvement fasciste. Il craignait la situation révolutionnaire du pays. Il a constaté le potentiel du mouvement ouvrier et que les travailleurs et travailleuses en prenaient conscience. Cependant ces derniers ne reconnaissaient toutefois pas encore l’ampleur de leur potentiel, ce que le patronat entrevoyait déjà très bien. 

Léon Trotsky a souligné l’importance de s’organiser contre le mouvement fasciste. Plus le potentiel de la classe ouvrière grandit, plus les attaques du patronat s’accentuent. On le voit d’ailleurs plus proche de nous aujourd’hui à une échelle plus petite, avec l’impact du travail de la conseillère municipale socialiste de Seattle, Kshama Sawant. Les attaques s’intensifient chaque fois que Sawant et son parti Socialist Alternative s’enracinent dans la population et accumulent des victoires contre les grosses pointures capitalistes comme Amazon.

Le constat de la montée des forces fascistes n’est pas une tentative de décourager les travailleuses et travailleurs à s’organiser. Mais il faut prendre conscience des forces en opposition et des possibles gradations de violence de la part de la classe bourgeoise au fur à mesure que le potentiel révolutionnaire se construit et prend de l’ampleur. Le mouvement fasciste va tester constamment le terrain pour évaluer son potentiel. Dès qu’il y a une ouverture et qu’il n’y a pas de réponse pour contrecarrer son avance, il va graduellement gagner du terrain et de la confiance. Les principes de Sun Tzu s’appliquent autant pour nos ennemis que pour nous. Chaque victoire sur le terrain est en même temps une victoire morale et contribue à construire une confiance qui devient de plus en plus inébranlable. 

Jouer sur le terrain ennemi

Il faut enseigner aux révolutionnaires que notre faiblesse à contrer une attaque de nos ennemis engendre une augmentation progressive du niveau de violence des agressions contre-révolutionnaires. Les partis socialistes et communistes se sont fait des illusions en croyant combattre les attaques du mouvement fasciste tout en respectant les limites des lois bourgeoises. Ils ont convaincu les travailleurs et travailleuses de ne pas répliquer avec violence, et même de rendre les armes qui leur permettaient de se protéger efficacement. 

Par conséquent, ces partis ont abandonné leur potentiel à organiser la classe ouvrière pour défendre ses intérêts. Ils ont plutôt fait confiance à la bourgeoisie et à l’État capitaliste afin qu’il agisse à sa faveur. Le mouvement ouvrier aurait dû continuer ses actions de terrain pour empêcher le mouvement fasciste d’organiser la marche sur Rome, de se coaliser avec le gouvernement en 1922 et de prendre le pouvoir. En devenant partie prenante du gouvernement, le mouvement fasciste est devenu puissant en Italie. Il faut savoir que le parti était encore instable. Il n’avait que quelques milliers de membres 3 ans plus tôt. Soudainement, il prend rapidement de l’ampleur. L’espoir d’agir en despote est alors possible.

Du mouvement à la dictature

Contrairement à la prise du pouvoir par le parti nazi en Allemagne, les fascistes italiens étaient dans une coalition gouvernementale. Cela ne leur permettait pas tout à fait d’agir en dictateurs à ce moment-là. Ils étaient dans une situation où ils devaient encore faire face au mouvement ouvrier, aux syndicats, au PCI, au PSI, etc. Mais en étant en coalition avec le gouvernement, les fascistes pouvaient utiliser les outils du pouvoir pour mettre en place les éléments classiques de la dictature fasciste. Et c’est ce qu’ils ont fait jusqu’en 1926, en bannissant les syndicats, les partis communiste et socialiste. Ils ont même créé des pseudo-syndicats pour l’organisation de la classe ouvrière vers le mouvement fasciste. Mais lorsqu’il y a eu début de révolte des travailleurs et travailleuses, le gouvernement a même banni les fédérations syndicales fascistes! Cela démontre bien qu’il y avait encore un élément d’instabilité dans le mouvement fasciste. 

Lorsque le gouvernement fasciste s’est suffisamment bureaucratisé et centralisé dans les années 1926-27, ils ont modifié certains statuts de l’organisation pour facilement évacuer les éléments indésirables. Ainsi, le mouvement fasciste a réussi à combattre le mouvement ouvrier – qui battait en retraite – en utilisant les forces de la petite-bourgeoisie. Ces gens n’étaient pas liés au mouvement ouvrier, ils étaient indépendants et souvent des fermiers. Les fascistes ont utilisé cette dynamique issue de la petite-bourgeoise pour devenir un mouvement de masse fasciste, appuyé au début par une rhétorique anti-capitaliste. Mais pour avoir ensuite l’appui des grosses entreprises, ils ont modifié leur discours anti-capitaliste vers un discours nationaliste et raciste, utilisant toutes les méthodes nécessaires, transformant souvent le nationalisme en une question presque religieuse. Ce discours pouvait prendre différentes formes selon les pays.

Le fascisme au service du capitalisme

En Italie, la campagne antisémite a pris de l’ampleur beaucoup plus tard qu’en Allemagne, car il n’y avait pas beaucoup des personnes juives qui vivaient en Italie. Elles ne pouvaient pas encore être utilisées comme une menace immédiate crédible pour faire diversion des vrais problèmes systémiques du capitalisme. En fait, le mouvement fasciste est une réaction désespérée du capitalisme qui n’a pas le contrôle sur une situation révolutionnaire et qui a besoin de casser le mouvement ouvrier. Cela est le rôle historique du fascisme. Le fascisme est au service du capitalisme. En 1927, en Italie, il y a eu des coupures salariales de 20% pour 2 millions de travailleurs et travailleuses. La réponse de Mussolini face à la crise de 1929 a été de geler le salaire minimum, une énorme perte pour la classe ouvrière. Voilà comment le fascisme servait les intérêts du capitalisme. 

Il n’y a pas de différences fondamentales entre le fascisme italien et le fascisme allemand. C’est par le même processus qu’ils sont apparus. C’est-à-dire que les grosses compagnies ont fait appel à la petite-bourgeoisie pour briser les mouvements de la classe ouvrière. C’est un processus qui est possible seulement après la démoralisation et la défaite du mouvement ouvrier. Une petite défaite peut avoir une influence notable, même si temporaire, sur la conscience de classe.

Mais si le mouvement contre-révolutionnaire attaque trop rapidement sans être organisé et sans avoir le dessus sur la classe ouvrière, il risque d’exacerber le mouvement révolutionnaire. Par exemple, les groupes fascistes en France qui manifestaient en 1934 ont finalement eu un effet contraire à leur but en faisant surgir des manifestations antifascistes. Elles ont été poussées par un front populaire de la base, avec la coopération des partis socialiste et communiste. Cela aboutira à la grève générale de 1936 qui a menacé le capitalisme. Pour qu’un mouvement fasciste puisse prendre son envol, il doit compter sur une défaite fondamentale du mouvement ouvrier. 

Y a-t-il un mouvement fasciste aujourd’hui?

Il est important de faire une distinction entre la situation actuelle et les situations qui prévalaient dans les années 20 et 30. Les organisations d’extrême droite d’aujourd’hui, même les plus organisées, ne le sont pas assez pour devenir un mouvement de masse. 

Dans les années 20, le Ku Klux Klan (KKK) avait au-delà de 4 millions de membres aux États-Unis sur une population totale d’environ 106 millions. Les organisations fascistes en avaient quelques millions aussi. Si l’on compare avec les organisations d’extrême droite d’aujourd’hui, la plus grosse dans le monde se situe en Inde. Elle compte un membership autour de 4 millions de personnes sur environ 1,4 milliard. Cette proportion est beaucoup plus faible que ne l’était celle du KKK des années 20 (0.3% vs 4%). Cela est dû au fait que l’influence de la petite-bourgeoisie à notre époque est bien plus réduite qu’avant la Deuxième Guerre mondiale. 

Une bonne partie de ce qui constituait la petite-bourgeoisie de l’époque a été dépossédée par les plus gros joueurs et s’est fait intégrer à la classe ouvrière. La petite-bourgeoisie ne représente plus une force aussi importante qu’avant. De plus, nous ne sommes pas dans une situation de défaite fondamentale de la classe ouvrière. Au contraire, les travailleurs et travailleuses se révoltent et sont à l’avant-scène des manifestations partout dans le monde. C’est le retour du balancier après une période de domination du néolibéralisme des années 80-90. 

Le travail historique des socialistes

En revanche, il ne faut pas prendre les groupes d’extrême droite à la légère et ignorer le fait qu’ils peuvent être extrêmement dangereux. Ils ne peuvent peut-être pas instaurer une dictature, mais ils peuvent commencer à prendre des forces en promouvant des éléments de division dans la classe ouvrière (ex. sexisme, racisme, ultranationalisme). Ces éléments de division seront des obstacles réels aux travailleurs et travailleuses qui veulent faire tomber le système capitaliste.

Si nous ne combattons pas ces divisions, les obstacles grandiront. C’est pourquoi combattre toutes les idées qui nous divisent est si important pour nous. Nous devons toujours prendre en considération que les périodes de polarisation ne sont jamais pareilles dans le temps. Les forces peuvent aller d’un côté comme de l’autre. C’est pourquoi chaque moment de faiblesse de notre côté donne des munitions et le momentum aux forces de droite pour se constituer. Au contraire, la vigilance de la classe ouvrière grecque des dernières années, par exemple, lui a permis de combattre et de repousser l’organisation fasciste Aube Dorée.

Pour paraphraser Trotsky : « Le fascisme est l’expression du désespoir contre-révolutionnaire qui ne peut s’enraciner que lorsque l’espoir de la classe ouvrière ne réussit pas à se matérialiser ». Cela explique aussi la tâche que l’on a de bâtir l’espoir révolutionnaire pour une meilleure société et de développer la conscience de classe. Ce sont nos meilleurs moyens de combattre l’extrême droite aujourd’hui et pour les années à venir.

Trump est-il « fasciste»?

Nous avons publié un article sur cette question en janvier dernier. Lorsqu’on pose la question « Trump est-il fasciste? », il faut toujours se demander qui pose la question et pourquoi est-elle posée. Parce qu’on peut y répondre de différentes manières. 

Certaines personnes qui détestent Trump le traitent de fasciste. Bien qu’il flirte avec des éléments fascistes grassement financés, cela ne prouve pas qu’il aurait été capable d’instaurer une dictature fasciste dans le moment présent. La principale raison pour cela est la forte réaction du mouvement ouvrier qui l’empêche d’établir un mouvement fasciste. Le mouvement ouvrier est poussé vers l’avant par les jeunes, qui n’acceptent même pas le fait qu’il ait pu devenir président.

De façon encore plus claire, les mouvements de grèves générales qui persistent depuis des mois en Inde font en sorte que, malgré le nombre impressionnant de membres des groupes d’extrême droite, ils ne sont pas capables de s’organiser en un mouvement de masse et établir une dictature fasciste. Ça démontre aussi la responsabilité que nous avons d’occuper le terrain et d’empêcher que ces groupes prennent de l’avance. En ce qui concerne Trump, la question n’est pas tant de savoir s’il est ou non un fasciste. Il s’intègre clairement dans une mouvance gouvernementale de plus en plus autoritaire des élites capitalistes. Mais aucune forme gouvernementale stable de fascisme n’est advenue ou n’aurait pu advenir avec lui dans le contexte actuel. Son autoritarisme a toutefois montré la voie à suivre pour le développement d’un mouvement fasciste.

Comment reconnaître le fascisme?

Il faut aussi faire attention à la façon dont on caractérise le fascisme dans l’histoire. Les gens ont tendance à nommer tout gouvernement dictatorial, tout État policier, ou même tout comportement autoritaire, de fasciste. Le fascisme est accompagné d’une dynamique spécifique qui utilise les forces de la petite-bourgeoisie contre le mouvement ouvrier. Et en cours de processus, les fascistes doivent se débarrasser de la petite-bourgeoisie pour établir leur dictature de façon indépendante.

Le capitalisme n’est pas à la remorque du fascisme. C’est le fascisme qui perpétue le capitalisme en le renforçant. Les effets du fascisme se font sentir encore aujourd’hui. En Allemagne, le fascisme a renforcé certains secteurs économiques comme les grosses compagnies biochimiques qui, même si elles ont dû se scinder après la Deuxième Guerre mondiale, sont devenues d’immenses multinationales aujourd’hui. Le fascisme renforce le capitalisme en alignant la petite-bourgeoisie dans la direction qui favorise ses intérêts. 

Cette forme de société s’accompagne souvent de l’élaboration d’une police d’État fasciste qui peut facilement être confondue avec les dictatures policières actuelles. La différence majeure, c’est le soutien de masse derrière cet État policier. Il faut toujours comprendre les forces qui sont en jeu pour comprendre dans quelle dynamique nous sommes. Selon Trotsky, « il faut comprendre la météo pour savoir si on va mettre un manteau d’été ou un manteau d’hiver ». Si tu mets un manteau d’hiver en été, cela n’est pas nécessairement une mauvaise chose en soi. Il y a des journées d’été qui peuvent être froides. Mais l’inverse peut être fatal.

De plus, le fascisme ne tient pas seulement au « génie » d’une seule personne. Ce sont principalement les conditions matérielles et les forces en jeu qui définissent dans le temps comment un mouvement va s’établir. La montée d’Adolf Hitler en Allemagne en est un parfait exemple. Il a tenté un coup d’État en 1923 et il a essuyé une défaite cuisante. Il a retenté un coup en 1933 avec un mouvement de masse, et il a réussi. S’il ne s’agissait que du génie d’une seule personne, il aurait pris le pouvoir en 1923.

L’importance pour la classe ouvrière de s’impliquer

La balance des forces en lutte, ça ne tombe pas du ciel. Nous sommes toutes et tous des acteurs importants de cette lutte. D’où l’importance d’améliorer la conscience politique de la classe ouvrière pour qu’elle se sente impliquée et interpellée par la montée des forces de droites. Il faut aider à ce qu’elle se sente partie prenante de l’avenir du monde. Cela passe par une vigilance et une mobilisation constante afin de ne pas céder un pouce à l’extrême droite. Il faut l’empêcher de profiter de la moindre occasion de s’organiser en quelque chose comme… un mouvement fasciste.


Tiré d’un exposé de Geert Cool, Parti socialiste de Lutte (ISA en Belgique)

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