Dégouté-e par l’élection de Trump? Tu veux faire quelque chose ? Rejoins la résistance!

La victoire inattendue et choquante de Donald Trump a été source de colère, de confusion et de crainte parmi la population des États-Unis et du monde entier. Son élection a immédiatement provoqué de grandes manifestations. Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre son agenda politique raciste et de droite.

Clinton a perdu les élections

D’après Oxfam, 95% de la croissance économique aux États-Unis entre 2009 et 2014 est allé vers le 1% les plus riches, pendant que le revenu réel des 90% plus pauvres a diminué dans la même période. Face à l’énorme colère de la majorité de la population contre les inégalités, l’incertitude d’avenir et la politique de l’establishment, Clinton n’avait rien d’autre à dire que «l’Amérique est déjà grande parce que l’Amérique est bonne». Pas mal de gens se demandent encore ce qu’elle a bien pu vouloir dire…

L’approche politique pro-Wall Street et pro-Big business de Clinton en a fait la pire candidate possible contre Trump. Elle a obtenu 6 millions de voix en moins qu’Obama en 2012. Trump, de son côté, a eu un million de voix en moins que le candidat républicain aux élections de 2012 Mitt Romney. C’est Clinton qui a perdu le plus et Trump est devenu le nouveau président.

Où était Bernie Sanders ?

Les choses auraient pu être différentes. Tous les sondages dévoilés durant les primaires démocrates ont montré que Bernie Sanders était le candidat aux meilleures chances de victoire contre Trump. Sanders a fait une erreur cruciale en appelant à voter pour Clinton et en refusant de se présenter comme candidat indépendant. Son appel pour «une révolution politique contre la classe des milliardaires» et son programme – reposant sur des revendications comme l’instauration d’un salaire minimal fédéral de 15 dollars de l’heure (contre 7,5 dollars actuellement), l’abolition des frais d’inscription pour les étudiant-es et un système de soins de santé universel – avaient déclenché un énorme enthousiasme parmi de larges couches de jeunes et de travailleurs. En absence de cette alternative de gauche, le populisme de droite de Trump était le seul choix restant contre l’élite politique.

Même maintenant, la campagne autour de Sanders reste collée au Parti démocrate avec l’espoir d’en faire un parti plus progressiste. La campagne «Our Revolution» veut faire élire 6.700 progressistes dans les structures du parti. Mais le Parti démocrate est un instrument aux mains des capitalistes. Il fonctionne plutôt comme un réseau clientéliste que comme un vrai parti. Il n’a pas de base active ou massive parmi les travailleurs-euses. La défaite contre Trump et les preuves de fraude au cours des primaires ajoutent au discrédit du parti.

«Donner une chance» à Trump ou organiser la lutte contre lui ?

La direction des démocrates fait tout pour stopper le mouvement anti-Trump. Clinton a décrit Trump comme étant «extrêmement dangereux» pendant la campagne. Après les élections elle a demandé à ses partisans de donner une chance à Trump et de faire preuve «d’ouverture d’esprit». Obama a déclaré «nous devons lui souhaiter du succès dans l’unification et la direction du pays».

L’unité qu’il nous faut n’est pas à conclure avec Trump, le Parti républicain, le Parti démocrate ou encore la classe des milliardaires représentée par ces partis. Il nous faut une unité des travailleurs-euses et des jeunes contre la droite, ses déportations de masse, son islamophobie et son offensive contre les travailleurs-euses. Les démocrates ne sont pas un instrument utile pour stopper le populisme de droite, les travailleurs-euses et leurs familles doivent construire leur propre instrument politique : un parti des 99%.

#ResistTrump

L’élection de Trump représente un désastre pour les travailleurs-euses et les jeunes. Mais c’est aussi une étape dans le processus des troubles sociaux aux États-Unis : l’élite a de plus en plus de difficultés à contrôler la situation.

Ce que Trump parviendra à réaliser de son agenda réactionnaire dépendra principalement de la résistance et des mouvements sociaux. C’est ainsi que le retrait militaire américain a été obtenu dans la guerre du Vietnam. Les premières actions contre Trump ont été prometteuses. La question est maintenant de savoir si ces actions et la solidarité contre Trump, le racisme et le sexisme peuvent être transformées en mouvements structurés et forts. Une nouvelle date s’annonce : celle de l’investiture de Trump les 20 et 21 janvier. Les actions se préparent avec les hashtags #ResistTrump et #OccupyInauguration.

Contre Trump, contre le système !

Jamais auparavant les candidats des deux grands partis n’ont été si détestés aux élections présidentielles. La légitimité du système capitaliste et de ses institutions est remise en cause. Trump a ouvertement défendu que le «système politique est truqué». Le FBI est intervenu publiquement dans le processus politique avec l’enquête sur les e-mails de Clinton.

C’est inévitable : Trump va décevoir ses partisans. La construction d’un mur à la frontière avec le Mexique ne va pas faire revenir les millions d’emplois perdus dans la Rust Belt, les régions désindustrialisées des États-Unis. Les projets d’investissement pour une infrastructure du 21e siècle sont en contradiction avec les promesses de cadeaux fiscaux pour 7.000 milliards de dollars pour les riches.

La période qui nous fait face sera faite de chaos, de provocations et de confrontations. Des millions de jeunes et des travailleurs seront obligés de se battre pour défendre leurs conditions de vie. Ceux qui étaient déjà radicalisés dans la dernière période doivent construire de véritables mouvements de masse autour d’une alternative indépendante du patronat. La lutte contre Trump ne gagne toute sa pertinence qu’en étant un combat contre le système capitaliste.

Les actions de masse aux États-Unis méritent notre soutien et notre solidarité. Participe aux actions dans notre pays, organise-toi dans la lutte pour une alternative socialiste contre le chaos et la haine du capitalisme.

Fabian

Le 20 et le 21 janvier prochain, Résistons à Trump !

Lors de l’investiture de Donald Trump le 20 janvier prochain, il y aura des manifestations dans la majeure partie des villes américaines, mais également au Mexique, en Espagne, en Angleterre, en Belgique et ailleurs ! Le Québec ne fait pas exception, le 20 et le 21 janvier prochain, démontrons que ses politiques racistes, misogynes et anti-syndicales ne passeront pas, ici comme ailleurs !

Rassemblement à Québec le 20 janvier

Rassemblement à Montréal le 20

Rassemblement à Montréal le 21

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *