Et voilà 600M$ aux poubelles

Les événements entourant le G7 de juin dernier nous montrent que les élites capitalistes n’ont aucun remords à bafouer la démocratie avec notre argent lorsque ça les arrange.

Dispositif répressif jamais vu

La région de Québec a été le théâtre d’un déploiement policier sans précédent dans l’histoire moderne du Québec durant les mois qui ont précédé la rencontre du Groupe des 7 à La Malbaie.

Plus de 8 000 policiers et policières ont été mobilisé.es, certain.es à des positions tactiques sur les toits, d’autres avec des fusils d’assaut en pleine rue. Des hélicoptères et des petits avions ont survolé la ville de Québec sans arrêt pendant des jours. Des camions de la ville ont même été réquisitionnés pour bloquer la rue aux manifestant.es.

Or, les dirigeant.es du G7 se rencontraient à 150 km de là! À La Malbaie, on a aménagé un enclos entouré de barbelés comme « zone de libre expression » où s’est rendue une poignée de manifestant.es.
Nos élites ont autorisé toutes ces dépenses pour « contenir » des actions éparses, « encadrer » deux manifestations d’un peu plus de 1000 personnes chacune et arrêter une douzaine de personnes. On est loin des 70 000 manifestant.es et des 463 arrêté.es du Sommet des Amériques de 2001! Si les autorités légitiment leurs dépenses avec ces faibles chiffres, cet argent a plutôt servi à décourager la population d’utiliser ses droits démocratiques.

Campagne de peur

Durant des mois, les médias de la région ont alimenté une campagne de peur agitant le spectre des « casseurs » et d’une violence à venir. Des dizaines de commerçant.es ont placardé leurs vitrines et fermé leurs portes plus tôt. Pourtant, aucun commerce n’a été vandalisé. Ce climat de peur de la violence a découragé plusieurs personnes à exprimer leur colère légitime contre les dirigeant.es du monde capitaliste.

Précisément parce que ce ne sont pas les manifestant.es qui ont répandu la violence et l’intimidation à Québec. Des commerçants de la rue Saint-Jean-Baptiste ont été intimidés par des agents des services secrets qui ont espionné leurs client.es. Des personnes ont été profilées par les policiers municipaux lors d’interpellations anodines répétées. Durant le G7, d’autres ont été brutalisées parce qu’elles se trouvaient sur le chemin de la police en marge des manifestations. La mise en scène policière excessive a représenté le climax de cette intimidation.

Les gouvernements engouffrent tout cet argent dans un dispositif répressif exubérant au moment même où ils prétendent ne pas avoir d’argent. Comme c’est Ottawa qui épongera les coûts du G7, c’est 600M$ qui ne seront pas investis pour offrir une assurance-emploi digne, des pensions de vieillesse décentes ou encore développer les énergies vertes.

Capitalisme ≠ démocratie

Plus les régimes capitalistes s’enfoncent dans la crise, plus leur pouvoir se durcit. Durant les 40 dernières années, la gestion du capitalisme mondial par les pays du G7 a accentué les conflits militaires et les inégalités économiques. En parallèle, les services de police ont été militarisés et les arrestations de masse lors de manifestations sont désormais monnaie courante, ici comme ailleurs.

Face à ce système capitaliste qui n’offre qu’un avenir toujours plus précaire à la majorité de la population, il est temps de construire une alternative politique qui prend réellement en compte les besoins de la population. Pour la construire, joignez Alternative socialiste!