Non à la répression des syndicalistes!

La Sûreté du Québec a arrêté un membre de l’équipe syndicale du syndicat du CIUSSS (CSN) des Laurentides, Steve Bouchard, au début avril pour avoir participé «à des activités de visibilité et de mobilisation». Très rapidement la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN) a organisé une action de solidarité pour dénoncer cette situation. Alternative socialiste veut joindre sa voix contre la répression montante envers les syndicalistes.

Une répression qui s’accentue

Comme le mentionne la campagne du syndicat du CIUSSS de Lanaudière (CSN), il y a une OMERTA dans le réseau de la santé et des services sociaux. Les travailleurs et travailleuses de la santé n’ont pas le droit de dénoncer les situations irrégulières vécues sur le milieu de travail. Ces employé⋅es de la santé doivent respecter le «devoir de loyauté» à l’employeur, sinon ils et elles reçoivent systématiquement des sanctions disciplinaires.

C’est pour combattre cette situation que la CSN a comme revendication principale de mieux encadrer la situation des «lanceurs d’alerte» dans les conventions collectives. Le gouvernement refuse d’accepter cela! Pourtant le premier devoir des travailleurs et travailleuses de la santé consiste à soigner la population, pas d’être loyal à une armée de «gestionnaires».

«Crions plus fort pour que personne ne nous ignore»

Les médias de masse capitalistes n’ont pas pour fonction d’aider à améliorer les conditions de travail des employé⋅es de la santé et des services sociaux. Ils ne se donnent, bien souvent, même pas la peine de bien comprendre les dynamiques du réseau. Ce n’est que lorsqu’il y a des scandales sensationnels ou lorsque nous faisons des coups d’éclat qu’ils se déplacent.

Historiquement, les gouvernements bourgeois ont reconnu le droit d’association, d’actions et de grève des travailleurs et travailleuses pour éviter les dérapages violents qu’entraîne la répression. Veulent-ils que nous retournions à cette époque? Le président sortant de la CSN a déjà déclaré que nous ne sommes plus au temps «du syndicalisme de combat». La répression de l’État bourgeois contre le mouvement syndical en ce moment prouve le contraire.

Les droits légaux obtenus par la lutte ne sont aujourd’hui que des mots sur du papier. Dans la pratique, le mouvement ouvrier n’a plus le droit de lutter pour améliorer ces conditions de travail. À chaque fois que survient un conflit de travail, les gouvernements fédéraux et provinciaux sortent une loi spéciale. Nous le voyons bien en ce moment avec la grève des débardeurs du port de Montréal.

Assez, c’est assez!

L’arrestation du camarade des Laurentides est inacceptable. Les poursuites et autres mesures disciplinaires doivent être abandonnées immédiatement! Depuis le début de la pandémie, 19 travailleurs et travailleuses de la santé ont trouvé la mort. Un nombre incalculable ont vécu un choc post-traumatique. C’est ainsi que le gouvernement Legault nous remercie, par la répression?

Notre réponse doit être celle que le mouvement ouvrier a toujours eue:

Une attaque contre un est une attaque contre tous (An injury to one is an injury to all) .

Solidarité avec les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux – CSN!

Multiplions les actions!

Construisons la grève générale dans le secteur public!

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