Pour des actions de perturbation économique MAINTENANT!

Nous partageons ici un texte du Syndicat des Employé(e)s du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (SECHUM-CSN) publié le 21 octobre concernant la prochaine étape de mobilisation a franchir dans le cadre des négociations entre l’État et les syndicats du secteur public. Il a été écrit par le vice-président à l’information, l’éducation et la mobilisation du SECHUM-CSN et membre d’Alternative socialiste, Bruno-Pierre.

Le 19 octobre dernier, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a bloqué le pont Jacques-Cartier à Montréal et le pont de Québec.

Comme l’a dit la présidente de la FIQ, Nancy Bédard : « Nous n’avons plus d’autres choix ». Elle a raison.

Depuis 7 mois, nous avons tout essayé (manifestations, t-shirts, publicités, autocollants, pétitions, conférences de presse, etc.). Il ne nous reste que la grève ou l’action directe comme moyen de pression pour nous faire entendre.

Les limites des actions de visibilité et du droit de grève en santé et services sociaux

Les actions de visibilité sont utiles pour mobiliser les travailleuses, les travailleurs et la population, mais sont insuffisantes pour établir un rapport de force. Il faut exercer une pression économique sur le gouvernement pour que celui-ci se décide à améliorer nos conditions de travail.

Cessons de faire l’autruche, nous n’avons pas le droit de faire la grève dans le milieu de la santé. Pour faire une grève légale, les délais sont tellement longs que nous ne pourrions pas sortir avant le mois de février! Les amendes pour une grève illégale sont plus que salées et cela pourrait signifier la mort du mouvement syndical pour une simple grève de 24h…

Il ne nous reste que les actions de perturbation économique pour établir un rapport de force et améliorer nos conditions de travail. Si nous ne le faisons pas, les services publics s’écrouleront.

Nous l’avons déjà fait!

Le 11 décembre 2003, le mouvement syndical a paralysé le Québec et fait reculer le gouvernement Charest dans ses projets de réingénierie de l’État. À partir d’une proposition du SECHUM, un mouvement semblable avait été organisé le 1er mai 2015.

Nous avons également adopté en conseil syndical une résolution allant dans ce sens en janvier 2020.

Il faut s’unir

Pour avoir le plus d’impact possible, les différentes centrales syndicales doivent impérativement s’unir et agir ensemble.

Tou·tes les bas salarié·es sont d’accord avec les revendications des hauts salarié·es. Le SECHUM trouve regrettable que notre lettre ouverte du 19 août soit restée sans réponse. Nous y disions qu’ « il ne suffit que d’accepter le principe des augmentations en montant fixe pour créer l’unité nécessaire entre les syndicats de la santé pour vaincre la CAQ. »

Démontrons à la CAQ où est l’argent!

Pour mettre l’opinion publique de notre côté, il faut démontrer que la CAQ ment quand elle dit qu’il n’y a plus d’argent.

En 2019, les compagnies canadiennes ont caché 381 milliards dans les paradis fiscaux. Allons chercher cet argent!

Il y a également plusieurs mesures fiscales que nous pouvons adopter dès aujourd’hui pour aller chercher l’argent chez les grandes fortunes. C’est plus de 10 milliards selon la Coalition Main rouge! Prenons-les!

Pour des actions de perturbation économique!

Le comité exécutif du SECHUM appelle le CCSPP de la CSN à prendre le chemin de l’action directe et à organiser des actions de perturbation économique dès maintenant.

Nous invitons tous les syndicats locaux, peu importe leur allégeance, à prendre position sur cette question et à la faire connaître.

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