La lutte dans les CPE: pour le bien commun

Les centres de la petite enfance (CPE) sont un réseau de garderies publiques mis sur pied en 1997. L’objectif était de créer un réseau de garderies sans but lucratif à un tarif abordable. Mais la création du réseau est aussi l’histoire d’une lutte menée par les femmes, les syndicats, les organismes communautaires et des garderies populaires depuis le début des années 70. Grâce à cette mobilisation, les femmes ont la possibilité de redevenir des travailleuses et de subvenir à leurs besoins en sachant que leurs enfants sont entre bonnes mains. En effet, les éducatrices des CPE sont formées et en général ont un diplôme d’études collégiales en technique d’éducation à l’enfance. Essentiel, car la mission des CPE est triple:

  • stimuler le développement des enfants;
  • s’assurer de leur bien-être, de leur santé et de leur sécurité;
  • prévenir d’éventuelles difficultés d’apprentissage, de comportement ou de socialisation.

En d’autres mots, les éducatrices des CPE doivent veiller à ce que les enfants dont elles ont la charge soient prêt·e·s à rentrer à l’école.

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Malgré cette mission essentielle pour le bien-être de notre société, les CPE sont constamment attaquées par le gouvernement libéral, en particulier lors de la négociation des conventions collectives. La négo de 2017 ne fait pas exception. Sous prétexte d’austérité, le gouvernement Couillard veut imposer des conditions de travail déraisonnables en augmentant les ratios enfants/éducatrices, en tentant de déqualifier et de minimiser le travail des éducatrices ou encore en réduisant le temps accordé pour la planification des activités offertes aux enfants. Sans compter les attaques directes sur les régimes de retraite, le refus de la participation des éducatrices aux instances décisionnelles (conseils d’administration et assemblées générales), le refus de contribuer aux assurances collectives, le refus de gommer les disparités de traitement selon les régions et en imposant des gels salariaux.

Clairement, les libéraux n’aiment pas les femmes. Qu’elles soient éducatrices en CPE ou travailleuses, on attaque leur droit au travail rémunéré décemment et leur tranquillité d’esprit lorsqu’elles retournent sur le marché du travail après un congé de maternité.

Le réseau des CPE est un réseau que les Québécoises et les Québécois se sont donné·e·s pour assurer un avenir meilleur à nos enfants et être en mesure d’assurer un accès au travail juste et équitable aux femmes qui ont des enfants. Les CPE sont notre bien commun, nous devons les protéger!

Les mesures d’austérité mises en place par le gouvernement libéral dans les dernières années ont particulièrement visé les femmes. On prétend qu’il n’y a pas d’argent, pourtant on est capables de faire des cadeaux à Bombardier et de gaspiller des millions dans les gouffres que sont les partenariats publics-privés. Le surplus budgétaire du Québec est de 4,5 milliards. Il faut que cet argent qui a été engrangé en saignant à blanc les travailleuses et travailleurs nous revienne.

Après la première journée de grève, face à la mobilisation, le ministère a retiré une de ses demandes sur le régime de retraite. Ce qui démontre que la solidarité et la mobilisation des travailleuses porte ses fruits.

Protégeons nos CPE!

Protégeons la qualité des services à nos enfants!

Soutenons la lutte des éducatrices et éducateurs de nos CPE, il en va du bien être de toutes et tous!

Chantal

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