Battons les libéraux sur leur terrain : Pour de candidatures indépendantes issues du mouvement syndical

Ce gouvernement subventionne Bombardier, mais détruit les services publics. Nos taxes et nos impôts, qui devraient d’abord servir à nous donner des services publics de qualité et à nous assurer une retraite décente, sont maintenant détournés pour rendre les plus riches encore plus riches.

Si les libéraux reprennent le pouvoir en 2018, le Québec ressemblera à un État américain où il faut dépenser une fortune pour se soigner, se loger, aller à l’école et où il faut dire merci quand nous avons la « chance » d’avoir un emploi précaire et mal payé…

En 2018, les libéraux doivent donc impérativement tomber, mais comment ? Avec qui ?

Le Parti québécois est maintenant devenu tellement obsédé par le pouvoir qu’il ne sait plus sur quel pied danser, parfois il regarde à droite, parfois il regarde à gauche, mais une chose est certaine: jamais il ne va remettre en cause les privilèges des banques et des nantis.

En ce moment, Québec solidaire est la seule alternative crédible, mais a très peu de racines dans la classe ouvrière. Plutôt que de se remettre en cause et de tenter d’expliquer ses insuccès, la direction de QS tente une fuite vers l’avant en flirtant avec différentes propositions d’alliances.

Pourtant, QS existe précisément parce que le PQ a volontairement abandonné « son préjugé favorable au travailleur » comme le disait René Lévesque. Un lien plus étroit avec Option nationale est plus logique, comme le propose GND, mais avec 0,7% des voix aux élections de 2014 cela ne risque pas de freiner une victoire libérale en 2018.

Alors, en ce moment, qui donc aurait les reins assez solides pour offrir rapidement une alternative crédible aux libéraux ? Qui pourrait s’assurer qu’une « alliance populaire », comme le réclame l’aile droite de Québec solidaire, demeure au service des intérêts du 99% ? Le mouvement syndical.

Vous pouvez retourner la question sous tous les côtés, mais en ce moment, il n’y a que le mouvement syndical qui possède les valeurs, et la force de frappe nécessaire pour faire tomber les libéraux.

Cette fois-ci, le mouvement syndical ne doit pas indirectement appuyer le moins pire, comme durant les dernières élections fédérales, maintenant nous devons pousser pour des candidatures qui défendent clairement les intérêts des travailleurs et des travailleuses. Le mouvement syndical doit cesser de se voir comme un simple contre-pouvoir, mais rapidement amorcer une réflexion sur « comment prendre le pouvoir ? »

À quoi ça pourrait ressembler ?

Évidemment, cela ne doit pas être décrété par en haut, mais nécessite une vaste et patiente consultation de la base.

Mais imaginez aux prochaines élections, plusieurs syndicats locaux organisent des assemblées pour déterminer qui et où il serait possible de présenter des candidat-e-s. Ces candidatures pourraient prioriser les « châteaux forts libéraux ».

L’objectif ? Faire tomber le plus de libéraux possible et viser, au moins, un gouvernement libéral minoritaire. À partir de là, il pourrait être possible de réfléchir à une force politique nouvelle, capable de mettre les libéraux dans les poubelles de l’histoire une fois pour toutes !

Il y a évidemment plusieurs contraintes légales en ce qui concerne l’implication directe du mouvement syndical dans une élection. Il faut y réfléchir sérieusement, mais malgré toutes les difficultés que cela représente, il n’y a pas vraiment d’autres options si nous voulons débarquer rapidement les libéraux pour faire en sorte que le prochain gouvernement soit réellement pro-travailleurs-euses et ainsi ouvrir un espace pour construire une alternative politique solide contre les partis politiques de patrons et de lobbyistes à la solde du 1%.

Bruno G.

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