Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, c’est le construire

Les partis traditionnels – le PLQ, le PQ et aussi la CAQ – sont incapables de régler les problèmes d’emploi, de salaire ou de gestion des services publics. Ils n’offrent que l’agenda des patrons : austérité, corruption et peur. Toute personne qui travaille subit les effets dévastateurs des coupures ou encore des restructurations imposées par les employeurs.

Qui doit gouverner la société?

Chaque lutte contre ces attaques soulève le problème des injonctions, des lois spéciales, etc. Bref, la question qui doit gouverner la société? Pour reprendre leur destinée en main, les travailleurs et travailleuses doivent s’organiser pour s’emparer du pouvoir politique. Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, c’est le construire!

Qu’est-ce qu’un parti des travailleurs et travailleuses?

Au Québec, un tel parti du 99% doit être construit. Il doit se baser sur les organisations les plus puissantes des travailleurs et travailleuses, les syndicats. Un parti politique qui défend les intérêts de la majorité doit servir de relais politique aux luttes de terrain. Avec un tel outil, nous pourrions établir un nouveau rapport de force pour défendre nos droits, arrêter l’austérité et faire de nouveaux gains pour bâtir une société à notre mesure, une société où l’on donne selon ses moyens et où l’on reçoit selon ses besoins.

Comment s’y prendre?

Les travailleurs et travailleuses ne peuvent s’en remettre à d’autres pour défendre politiquement leurs intérêts. La volte-face de Projet Montréal sur le salaire minimum à 15$/h en témoigne. Ils et elles doivent entrer de plain-pied et de façon indépendante sur le terrain politique. Les élections provinciales à l’automne ouvrent une fenêtre d’opportunités. Le mouvement syndical peut investir Québec solidaire afin de construire ce parti par la base et l’utiliser comme outil de combat. Les syndicats pourraient aussi proposer leurs propres candidatures anti-austérité issues des mouvements syndicaux et sociaux.

Pour un vrai parti des urnes et de la rue

Pour devenir un « parti de mouvements », les élu.e.s de QS doivent offrir des outils d’organisation et de mobilisation aux personnes en lutte. La manifestation du 24 février en appui aux employé.e.s du système de santé est une initiative qui va dans ce sens. D’ici là, pas la peine d’attendre d’autres candidatures vedettes ou davantage d’attaques de la part des élites. Il faut s’organiser dès maintenant!

● Pour que le mouvement syndical fasse de QS son outil de combat afin de porter les travailleurs et travailleuses au pouvoir!

● Pour que QS assume son rôle de direction politique des luttes des travailleurs et travailleuses!

● Pour des candidatures syndicales anti-austérité aux prochaines élections!