Un Québec au service des millions pas des millionnaires! Pour un Québec indépendant et socialiste!

Ils sont prêts à oublier qu’il existe une différence énorme entre le nationalisme et une véritable libération nationale. Raison pour laquelle j’ai toujours été contre les « nationaleux » qui voulaient sauver la langue et laisser crever ceux qui la parlent.
– Michel Chartrand, Zone libre, été 1977, propos recueillis par Guy Rochette

Il est difficile ces temps-ci d’aborder le sujet de l’indépendance du Québec sans parler de l’arrivée de Pierre-Karl Péladeau à la tête du Parti québécois. Ces dernières années, son parti et d’autres nous ont abreuvés d’un discours prétendant défendre la langue et l’ « identité québécoise » contre toutes sortes de menaces. De quel projet « souverainiste » parle-t-on au juste et dans l’intérêt de qui?

À quoi nous servirait un nouveau pays dont la constitution serait écrite par ceux et celles qui nous dominent : Nous ne serions pas plus avancés à nous faire exploiter par des banquiers et des patrons québécois francophones. Avec le roi des lock-out à la tête du PQ, nous avons droit au même projet de société que celui des libéraux ou des conservateurs. Un Québec souverain péquiste maintiendrait les coupes d’emplois et les hausses de tarifs. Il continuerait d’offrir nos ressources naturelles aux entreprises étrangères pour une bouchée de pain. Il développerait des projets pétroliers et gaziers aussi inutiles que dangereux et poursuivrait la transformation de notre culture en marchandise bon marché.

L’indépendance, levier de notre émancipation

Pourtant, l’indépendance du Québec demeure l’un des leviers les plus puissants pour rompre avec la logique destructrice des élites locales et étrangères. L’indépendance sera nécessaire aussi longtemps que le Québec sera dominé par des nations étrangères et qu’il en dominera d’autres. Bien que l’Anglais demeure surreprésentée dans les milieux de travail montréalais et les activités des directions des grandes entreprises, la question de l’indépendance n’est pas seulement articulée autour de la langue et de la culture. C’est aussi une lutte d’émancipation politique et économique. En ce sens, il n’y a rien à attendre du PQ ou du Bloc québécois. Ils défendent les mêmes élites, les mêmes corrompu-es et les mêmes banques que les autres. Plusieurs croient avoir besoin d’un grand « leader » pour faire l’indépendance du Québec. Or, c’est aux classes travailleuses et populaires du Québec de s’organiser massivement pour prendre le pouvoir politique afin de libérer l’économie et la culture du Québec de la dictature des marchés.

Pour l’organisation politique du monde du travail

Les organisations syndicales doivent prendre la direction d’un tel mouvement. Elles peuvent le faire en présentant des candidatures anti-austérité et indépendantistes résolues à défendre les intérêts de la majorité. Le champ est libre au niveau municipal et fédéral pour des candidatures indépendantes ou pour la création d’un nouveau parti politique du 99%. Du côté provincial, une alliance avec Québec solidaire est essentielle pour mener la lutte vers un Québec indépendant et socialiste. Nous avons une culture, une économie, une société à libérer!

Pour une réaffirmation de l’appui du monde du travail à l’indépendance du Québec!
Pour des candidatures anti-austérité et indépendantistes issues du monde du travail à tous les paliers de gouvernement!
Pour l’union du mouvement syndical québécois avec ses homologues du Canada, des États-Unis et du monde!
Pour un Québec indépendant et socialiste au sein d’une fédération d’États indépendants et socialistes d’Amérique du Nord!

Tract distribué le 23 et 24 juin 2015.